L'incurie décrit une situation, pas une personne. Un logement peut se dégrader parce que l'occupant a perdu la capacité physique de l'entretenir, parce qu'un deuil a tout arrêté, ou parce qu'une maladie s'installe sans que l'entourage le voie. Notre travail commence là où celui des services sociaux et des soignants s'arrête : sur le bâti.
Une remise en état va plus loin qu'un nettoyage. Quand un sol a absorbé des liquides pendant des mois, le revêtement se dépose. Quand une odeur est fixée dans le plâtre, il faut traiter le support, pas parfumer la pièce. Nous disons clairement, après le repérage, ce qui se nettoie et ce qui devra être remplacé.
Nous ne portons aucun jugement sur ce que nous trouvons, et nous n'en parlons à personne d'autre qu'à notre donneur d'ordre. C'est la seule position tenable dans ce métier.